Pas beaucoup de temps en ce moment pour rentrer dans le détail. Et… trop de livres à lire. Petite sélection donc de quelques ouvrages « modernes » intéressants, liés au médium Bande dessinée.

Terre rouge, de Julie Blanchin (Editions Quae)

Un petit bouquin graphique moderne comme je les aime, qui s’engage pleinement dans la thématique des perspectives documentaires ouvertes à la bande dessinée depuis une quinzaine d’année. (cf. : Le photographe, Guarduno en temps de paix, Gorazde…etc.) Içi, on est en Guyane française, pour parler forêt et développement durable. Instructif.

Voir : BD et documentaire sur Bdtheque

Le site de Julie Banchin

Une interview de l’auteur sur le site du Progrès

Jolies ténèbres Kerazcoët/Vehlmann (Dupuis)

Etrange album à la belle présentation mais à l’allure enfantine trompeuse, (dessin et couleurs) qui nous entraine dans un conte cruel et morbide sur la thématique de la mort de l’amitié et des traits particuliers de l’enfance.
Ovni !!

Voir la longue chronique/analyse sur du Du9.org

Ferme 54, Galit Seliktar Gilad Seliktar (Editions ça et là)

Beau roman graphique tout en traits fins noir et blancs nous interpellant sur la vie dans une colonie Juive d’Israël.
Réaliste et poétique à la fois.

La chronique de Du9.org
La notice sur le site de Ca et là

Orfi aux enfers (Poema a fumetti) Buzzati (Seuil)

Attention : chef-d’oeuvre !
Buzzati est surtout connu pour son « K » et son « Désert des tartares ». Ce que l’on sait moins, c’est que cet homme était amateur de peinture et de bande dessinée.
Ce poème dessiné (poema a fumetti), il a demandé à ce qu’il soit publié après sa mort.
Cela en dit long sur l’étrange idée que l’on se faisait (et que l’on se fait encore) sur ce média, quand bien même il est utilisé par un auteur reconnu.
Beau, étrange et presque unique en son genre.

Une chronique sympa sur le blog Palybackboum

Salt pit, Sasha et François Vataux (Les enfants rouges)

Le destin d’un jeune français qui plonge dans l’enfer des camps de guerre d’Al quaïda et fini emprisonné à Salt pit, une des nombreuses prisons interdites de la CIA.

Salt pit est un ouvrage intéressant dans la mesure où il nous montre de manière réaliste et assez pertinente (via la qualité du médium lui-même) la fatalité de se retrouver face à certains choix à un tournant de la vie.
Ni un côté ni l’autre des camps de chaque antagoniste n’est montré comme bon ou mauvais, mais par contre, l’engagement complet peut-être fatal, surtout si, comme le personnage central, une psychologie défaillante ne permet pas de réaliser la trajectoire dangereuse dans laquelle on s’engage.

Une leçon sur la tolérance, l’écoute, mas aussi sur la vigilance, autant à l’égard de ce que l’on croit connaitre, que ce que l’on découvre.

Les centres de détentions clandestins de la CIA sur Wikipedia

La notice sur le site des Enfants rouges

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